prédication

Trouver la paix et le réconfort en Dieu ?

 

2 Corinthiens 1, 1-11
Prédication du 18 septembre 2016

Cigs

Un peu d'imagination ...

Je vais vous demander un peu d'imagination. Imaginez que votre Eglise reçoive une lettre de la part de celui qui a été son pasteur 10 ans auparavant. En recevant cette lettre toute l'Eglise est émue puisqu'elle sait que ce pasteur a beaucoup souffert depuis. Imaginons qu'il s'agit de l'Eglise de Toulouse et que 10 ans après son départ, le pasteur Gonzalez envoie cette lettre. Que sera devenu cette Eglise ? Que sera devenu le pasteur Gonzalez ? Que veut-il transmettre après toutes ces années ? Imaginons et lisons ...

 

« De la part de Pascal, qui par la volonté de Dieu est pasteur, au service de Jésus Christ, et de la part de Pierre (Mitchell), notre frère. A l'Eglise de Dieu qui est à Toulouse et à tous ceux qui appartiennent au peuple de Dieu dans la Haute Garonne entière : que Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ vous accordent la grâce et la paix. Louons Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père riche en bonté, le Dieu qui accorde le réconfort en toute occasion ! Il nous réconforte dans toutes nos détresses, afin que nous puissions réconforter ceux qui passent par toutes sortes de détresses en leur apportant le réconfort que nous avons nous-mêmes reçu de lui. De même en effet que nous avons abondamment part aux souffrances du Christ, de même nous recevons aussi un grand réconfort par le Christ. Si nous sommes en difficulté, c'est pour que vous obteniez le réconfort et le salut ; si nous sommes réconfortés, c'est pour que vous receviez le réconfort qui vous fera supporter avec patience les mêmes souffrances que nous subissons. Ainsi, nous avons un ferme espoir à votre sujet ; car, nous le savons, comme vous avez part à nos souffrances, vous avez aussi part au réconfort qui nous est accordé. Nous voulons en effet que vous sachiez, frères, par quelles détresses nous sommes passés dernièrement : le poids en a été si lourd pour nous, si insupportable, que nous désespérions de conserver la vie. Nous avions l'impression que la peine de mort avait été décidée contre nous. Cependant, il en fut ainsi pour que nous apprenions à ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais uniquement en Dieu qui ramène les morts à la vie. C'est lui qui nous a délivrés d'une telle mort et qui nous en délivrera encore ; oui, nous avons cette espérance en lui qu'il nous délivrera encore, et vous y contribuerez vous-mêmes en priant pour nous. Ainsi, Dieu répondra aux prières faites par beaucoup en notre faveur, il nous accordera ce bienfait et beaucoup le remercieront à notre sujet ».

 

La grâce et la paix … vous soient accordés !

Dans cette lettre inspirée de celle que Paul et Timothée ont écrit aux chrétiens de Corinthe il y a quelques secrets spirituels dont notre monde a besoin. Il y est d'abord question de grâce et de paix. En effet, après s'être présenté (comme le pasteur Gonzalez l'a fait dans sa lettre fictive), Paul, qui a rappelé qu'il était apôtre selon la volonté de Dieu, prononce cette parole de bénédiction sur l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe et sur tous ceux qui appartiennent au peuple de Dieu, dans toute la région : que Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ vous accordent la grâce et la paix. En prononçant cette « salutation » (que l'on peut retrouver dans plusieurs de ses lettres) Paul rappelle ce qui est important à ses yeux : la grâce (karis en grec) et la paix (shalom en hébreu). Voilà ce que Paul souhaite aux chrétiens de Corinthe et des environs. Voilà ce que nous souhaitons aux chrétiens de Toulouse et de France : que Dieu nous accorde la grâce et la paix. Et s'il nous fallait choisir entre les deux, peut-être choisirions nous la paix, tellement nous nous sentons proche de la guerre. Mais quelle paix pouvons-nous espérer et quelle est donc cette paix que Dieu nous accorde ?

 

Mardi dernier nous avons accueilli, dans notre Eglise, une rencontre interreligieuse où il s'agissait de se présenter, en tant que protestants, aux autres religions (dans le cadre de la semaine de la fraternité). Nous avons donc répondu à de nombreuses questions et puis nous avons aussi forcément parlé de terrorisme et de paix. Nous espérons que la paix reviendra. Nous espérons que ces initiatives de rencontres porteront du fruit dans les cœurs. Nous avons pourtant été quelques uns à affirmer que la paix ce n'était pas non plus la recherche absolue de l'absence de conflit. Parfois on ne se parle plus et on ne veut plus entendre les autres … pour avoir la paix et en espérant que ce silence (et cette absence de relation) produira la paix ! Dans notre société beaucoup voudraient d'ailleurs que les religions se taisent et qu'on ne parle plus de Dieu dans l'espace public (pour qu'il n'y ait plus d'affrontement). Beaucoup voudraient qu'on ait la paix ! Beaucoup voudraient que les religions se taisent et les laissent tranquilles. Mais est-ce cela la paix ? Nous croyons au contraire que la paix viendra de la discussion courageuse. La paix viendra même de la « dispute » théologique qui existait à l'époque du moyen âge. C'est parce que nous oserons parler franchement et courageusement de nos différences que nous trouverons petit à petit la paix. C'est aussi, et c'est de cette paix dont veut parler l'apôtre Paul, lorsque nous comprendrons la grâce de Dieu que nous recevrons la paix. Nous ne méritons rien et pourtant Dieu nous offre le pardon et l'amour. Lorsque nous comprenons cela et que nous l'acceptons, nous trouvons la paix, même au milieu des épreuves et de la guerre. Si nous rencontrons des frères en humanité c'est aussi pour leur parler de cette grâce et de cette paix. Nous ne nous rencontrons pas seulement pour nous gargariser et en espérant que nos rencontres toucheront les cœurs. Nous nous rencontrons aussi pour nous parler franchement et pour nous convaincre les uns les autres, avec respect et amour. Nous nous rencontrons pour parler de la grâce et de la paix tout en sachant que nous ne pouvons que témoigner. Le reste, c'est Dieu qui l'accomplit dans les cœurs. C'est lui qui accorde la grâce et la paix !

 

Si nous ne sommes pas encore sûrs d'avoir bien compris cette salutation, ne nous inquiétons pas trop. Paul donne quelques élements dans les phrases qui suivent ...

 

Le réconfort et le salut … en acceptant de passer par la souffrance !

Paul va tout d'abord louer Dieu pour le réconfort qu'il apporte en toute occasion. Après avoir prié Dieu de donner sa grâce et sa paix aux chrétiens de Corinthe, il veut remercier Dieu qui offre son réconfort en toutes occasions. Nous voulons, nous aussi, en septembre 2016, louer Dieu pour le réconfort qu'il apporte en toute occasion. Nous voulons commencer nos lettres et nos journées en louant Dieu pour le réconfort qu'il apporte. L'apôtre Paul explique en effet qu'il a connu des épreuves terribles et notamment une situation où il a cru que la fin était arrivée. Il désespérait de la vie et il pensait que la peine de mort avait été décidé contre lui. Ce n'est certainement pas que Paul avait peur de mourir, mais c'est sûrement qu'il ne comprenait pas que Dieu interrompe sa mission si vite … Or Paul a compris que cette épreuve (comme toutes les autres) lui ont donné la capacité d'expérimenter le réconfort de Dieu. Cette épreuve (comme toutes les autres) l'a rendu capable de réconforter ceux qui passaient, eux aussi, par des épreuves « insupportables ». Cette épreuve (comme toutes les autres) lui ont permis de placer sa confiance en Dieu au lieu de la placer en lui-même et en ses propres forces.

 

C'est cette expérience et ce réconfort reçu de Dieu (dans l'épreuve extrème) qui a donné à Paul beaucoup d'espoir au sujet de ses frères : « Ainsi nous avons un ferme espoir à votre sujet » ! Je crois que nous pouvons dire la même chose que Paul. Pour la plupart d'entre nous, nous avons déjà connu de grandes épreuves et nous avons connu le réconfort de Dieu. Nous sommes donc plein d'espoir au sujet de nos frères et sœurs, au sujet de l'Eglise. Vous allez souffrir comme nous et comme nous vous connaîtrez le réconfort de Dieu ! Nous ne sommes pas découragés par les épreuves. Nous ne sommes pas pessimistes. Nous avons confiance en Dieu et nous savons que, grâce à lui, vous tiendrez bons et vous connaîtrez le réconfort.

 

Est-ce automatique ? Peut-on passer à côté du réconfort de Dieu ? Toutes les épreuves nous amènent-elles vers le réconfort de Dieu et vers la croissance spirituelle ?

 

Nous sommes forcés de répondre que Paul parle essentiellement, dans cette lettre, de ces épreuves qu'il a rencontré, à cause de Christ. Dans le chapitre 11 de la même lettre, Paul détaille toutes ces épreuves, liées à sa mission :

 

« J'ai été en prison bien plus fréquemment, frappé beaucoup plus et en danger de mort plus souvent. Cinq fois j'ai reçu des Juifs la série de trente-neuf coups, trois fois j'ai été battu à coups de fouet par les Romains et une fois on m'a blessé en me jetant des pierres ; trois fois j'ai fait naufrage et une fois je suis resté un jour et une nuit dans les flots. Dans mes nombreux voyages j'ai connu les dangers dus aux rivières qui débordent ou aux brigands, les dangers dus à mes compatriotes juifs ou à des non-Juifs, j'ai été en danger dans les villes ou dans les lieux déserts, en danger sur la mer et en danger parmi de faux frères. J'ai connu des travaux pénibles et de dures épreuves ; souvent j'ai été privé de sommeil ; j'ai eu faim et soif ; souvent j'ai été obligé de jeûner ; j'ai souffert du froid et du manque de vêtements. Et sans parler du reste, il y a ma préoccupation quotidienne : le souci que j'ai de toutes les Églises. Si quelqu'un est faible, je me sens faible aussi ; si quelqu'un est détourné de la foi, j'en éprouve une vive douleur. S'il faut que je me vante, je me vanterai de ma faiblesse »

Paul ne parle donc pas de ces épreuves que nous rencontrons lorsque nous désobéissons à Dieu. Même dans ce cas nous pourrons connaître la grâce de Dieu et sentir son réconfort. Mais nous serons aussi appelés à nous repentir de nos fautes. Paul parle ici premièrement de tous ces moments où nous accepterons de vivre la souffrance, à cause de Christ. Alors que nous essayons bien souvent d'éviter la souffrance, Dieu nous demande d'accepter de souffrir pour lui comme Jésus a souffert à la croix. La souffrance ne nous fait pas entrer au paradis. C'est la confiance que nous avons en Dieu (au milieu des joies et des souffrances) qui sauve. Mais la souffrance subie à cause de notre foi nous fera connaître le réconfort de Dieu. Elle nous permettra aussi d'être un vrai réconfort pour les autres. Elle nous fera grandir dans la foi.

 

Avez-vous un ferme espoir concernant Dieu et vos frères et sœurs ? Les gens qui vous voient vivre, voient-ils un jeune, un adulte ou une personne âgée animés d'un ferme espoir ? Mardi soir nous avons aussi parlé de ces jeunes et de ces moins jeunes qui sont embrigadés dans des mouvements sectaires et violents. Ils sont désespérés et n'ont peut-être pas croisé de chrétiens remplis d'espoir. Ils n'ont peut-être pas vu, dans le regard des autres, un ferme espoir les concernant … Sommes-nous animés de ce ferme espoir ? Le partageons-nous autour de nous ? Donnons-nous envie de venir à Dieu, de venir à l'Eglise … ?

 

Si nous pensons que ce n'est pas le cas, nous devons demander à Dieu de nous renouveler. De nous montrer combien il nous a réconfortés et combien il est capable de réconforter ceux qui nous entourent. Nous devons peut-être nous repentir de notre tiédeur et reconnaître notre faiblesse. Sans Dieu nous ne sommes rien. Peut-être avons-nous essayé d'être de bons chrétiens en comptant sur nos propres forces … et Dieu est en train de nous montrer que c'est en lui qu'il faut croire. Il nous montre aussi que si nous devons nous vanter de quelque chose, c'est de nos faiblesses qu'il faut nous vanter !

 

Se vanter de nos faiblesses … et de la puissance de Dieu !

Croire en Dieu au lieu de croire en nous-mêmes

 

Voilà en effet ce que fait l'apôtre Paul dans toute cette lettre aux corinthiens. Lui qui pourrait se vanter de ses grandes réalisations, il préfère se vanter de ses faiblesses. Plus loin il écrit : « c'est quand je suis faible que je suis fort » ! Voilà le dernièr secret que nous transmet l'apôtre. C'est en reconnaissant nos faiblesses que nous devenons forts. C'est en acceptant nos limites que nous sommes forts. C'est en reconnaissant que c'est Dieu qui nous rend capables d'accomplir des exploits que nous sommes forts. Osons donc parler de nos faiblesses entre nous. N'essayons pas, sans cesse, de les cacher, parce que nous avons peur que le regard des autres changent sur nous. Faisons comme Paul. Nous n'avons pas besoin d'entrer dans le détail de nos souffrances avec tout le monde mais nous pouvons reconnaître humblement ces faiblesses et accepter les chemins par lesquels Dieu nous fait parfois passer. D'autre part, il ne s'agit pas de trouver des excuses à nos lachetés et à notre paresse. Il ne s'agit pas non plus de dire que Dieu se réjouit de nos fautes et de nos erreurs. Il ne s'agit pas non plus de penser que nous ne pourrons jamais rien faire de grand. C'est tout le contraire. Dieu veut faire de grandes choses avec tous ceux qui reconnaissent leur faiblesse et et qui croient. Ceux là trouveront la paix, le réconfort et la grâce, autrement dit le salut … et ils accepteront de souffrir pour ce grand Dieu plein d'amour … et ils sauront consoler et réconforter tous ceux qui souffrent autour d'eux. Que Dieu vous accorde sa grâce et sa paix. J'ai un ferme espoir vous concernant !


 

Le temps est compté ou la parabole de Sophie la girafe

  • Par eret
  • Le 24/03/2016

Le temps est compté ou la parabole de Sophie la girafe

Le thème de notre week-end jeunesse était le suivant : la course contre la montre (ou, « Le temps est compté » !). Et la vidéo que nous venons de voir nous a montré un jeune homme qui a remis à plus tard quelque chose d'essentiel. Il a repoussé ce moment où il devait parler de Jésus à son père … et son père est mort avant qu'il ne puisse lui en parler. C'est terrible ! Mais ce n'est pas ce qui me surprend le plus dans cette vidéo. Il y a autre chose d'incroyable dans cette vidéo. Vous l'avez sûrement noté ! Cet homme dort avec Sophie la girafe. Voilà un célibataire d'une trentaine d'années qui dort avec ce jouet pour enfant ! Dans la vidéo d'ailleurs, il s'allonge dessus le jouet (qui produit ce son caractéristique que nous connaissons tous) et se réveille.

Nous voulons donc vous parler ce matin de Sophie la girafe et de ce sentiment que nous avons parfois d'être dans l'urgence. Dans la première partie du culte, Léa nous a parlé de cette décision que nous devons prendre quant à la priorité de nos actions. Si cet homme avait vraiment décidé que le plus important, dans sa journée, était d'aller voir son père pour lui parler de Jésus, il n'aurait pas accepté de déplacer ce rendez-vous, pour aller finalement jouer au golf avec son ami … Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Pourquoi remettons-nous souvent à plus tard des choses importantes, pour finalement même ne pas les faire du tout ?

C'est aujourd'hui le jour du salut !

Revenons maintenant au texte que nous venons de lire (2 Co 5,11-6,2) et dans lequel l'apôtre Paul parle lui aussi d'une urgence. Paul le dit clairement : « C'est aujourd'hui le jour du salut » ! Ce n'est pas demain ni après demain ! Aujourd'hui ! Paul utilise aussi, dans le même passage, les mots « persuader » et « supplier » et nous comprenons que le temps nous est compté. Il y a une urgence.

Nous constatons pourtant que bien souvent nous ne cherchons pas à persuader et nous ne supplions pas vraiment ceux qui nous entourent (de se réconcilier avec Dieu). Hier, avec les jeunes, nous avons même parlé de cette difficulté que nous avons de simplement parler de Dieu aux autres. Avant même de penser à persuader ou à supplier, il faudrait que nous osions parler de Dieu … et trop souvent nous n'osons pas ! Nous avons peur qu'on se moque de nous. Nous avons peur que le regard des autres change et que nos relations changent. Nous avons peur de faire quelque chose d'interdit parce que nous comprenons que dans notre société, il y aussi des règles qui font que certains adultes n'ont pas le droit de parler de Dieu sur leur lieu de travail … Alors comment faire ?

Et qu'est-ce que cela veut dire d'affirmer que le temps est compté ?

Avons-nous reçu le trésor de Dieu ?

La première des questions que nous devons nous poser, c'est de savoir si nous avons reçu le trésor de Dieu dans nos vies. Dans le passage que nous avons lu, Paul explique que ceux qui ont cru en Jésus sont devenus de nouvelles créatures. Il explique ensuite que leur regard sur les autres a changé. Ils ne regardent plus ceux qui les entourent de façon humaine. Un peu plus tôt, dans sa lettre, Paul explique que les chrétiens sont des vases d'argile qui portent un trésor. En disant cela Paul nous rappelle que nous sommes fragiles mais que nous portons le trésor de Dieu. Or cette affirmation nous permet de poser la première question (qui est de loin la plus importante des questions) : avons-nous reçu ce trésor ? Autrement dit « Sommes-nous sauvés ? ». Avons-nous reçu l'Esprit de Dieu en nous ? Sommes-nous chrétiens ? Je ne sais pas ce que vous répondriez si on vous posait cette question (aujourd'hui!) mais je suppose que certains ne sauraient pas trop quoi répondre, notamment parmi les jeunes. « Je ne sais pas », « je crois que oui », « je ne suis pas sûre » … Pourtant c'est un peu comme si on posait la question à des adultes et qu'on leur demande s'ils sont mariés. Ils ne peuvent pas répondre « Je ne sais pas » ou « je ne suis pas sûr » ni même « peut-être ». C'est oui ou non. Et la question peut donc être posée ainsi : « Etes-vous mariés avec Dieu ? ». Est-ce que vous avez pris un engagement avec Dieu ? Un engagement privé et public, qui a peut-être coïncidé avec votre baptême ou votre confirmation et qui fait de vous un enfant de Dieu ? Si c'est le cas, vous portez maintenant le trésor de Dieu. Comme le dit Paul, vous dégagez alors un parfum qui vient de Dieu et ce parfum est une odeur de vie pour certains et une odeur de mort pour d'autres ! C'est incroyable mais vrai. Certains vont être attirés par vos paroles et votre comportement et ils vont même se tourner vers Dieu. Certains vous voient vivre et vous envient. Le parfum que vous dégagez est pour eux un parfum de vie. Tandis que pour d'autres, vos paroles et votre comportement sont insupportables. Si vous leur parlez de Dieu ils ne voudront même plus vous adresser la parole. Ils vont rejetter vos arguments et ils vont même vous rejeter vous. Le parfum que vous dégagez est un parfum de mort … C'est le même parfum mais il ne produit pas toujours le même effet. Cela ne doit pas nous surprendre puisque Paul nous avertit. Il ajoute aussi que nous reflétons la gloire de Dieu. Cela nous dépasse complètement mais si nous nous sommes (d'une certaine façon) « mariés avec Dieu », alors nous reflétons la gloire de Dieu.

Des disciples qui aiment Sophie la girafe !

Pourtant nous sommes vraiment des vases d'argile. Nous sommes fragiles. Nous remettons souvent les choses importantes à plus tard. Nous n'osons pas toujours parler de Dieu à nos amis et nous n'avons parfois pas trop envie de lire la Bible … D'ailleurs, si les corinthiens reflétaient vraiment la grâce de Dieu (et l'apôtre Paul n'en doute pas), ils étaient aussi des chrétiens fragiles et remplis d'erreurs. Au point que Paul ne cesse de les reprendre et de les corriger. Ils ont l'Esprit de Dieu en eux mais ils ont oublié Sophie la girafe ! Nous y voilà ! Il ne suffit pas d'être converti et de recevoir le salut. Il ne suffit pas d'être réconcilié avec Dieu. Il faut être un disciple. A la fin de la vidéo, il y a cette parole de Jésus qui se trouve dans l'Evangile de Matthieu : « Allez et faites de toutes les nations des disciples ». Dieu ne nous demande pas d'être sauvés et de nous arrêter de vivre. Il nous montre que nous sommes appelés à grandir en connaissance, en sagesse et en amour. Il ne nous demande pas non plus de simplement aider les autres à se convertir. Il nous demande d'être tous des disciples de Christ. Lorsque, dans la vidéo que nous avons vu, ce jeune homme n'arrive pas à parler avec son père de Jésus, nous pouvons penser que c'est parce qu'il s'est un peu laissé allé dans sa relation de disciple … Il a manqué de sagesse et il ne s'est pas mis à l'écoute de Dieu. Il n'a pas su saisir l'urgence de la situation.

Dites « C'est grâce à Dieu » !

Or le début de la sagesse c'est la crainte de l'Eternel (c'est ce qui est écrit dans le livre des Proverbes), le respect que nous lui devons. Ce respect, nous pourrons le manifester dans les grandes comme dans les petites choses. Prenons un exemple. Lorsque quelqu'un nous fait un compliment qu'allons-nous répondre ? Simplement « merci » ? Mais alors nous perdrons une occasion de parler de Dieu et de lui rendre ce qu'il lui appartient ! Tout ce que nous faisons de beau et de bien vient de lui. Les musiciens ont bien joué ce matin ? Nous allons les féliciter ? Nous espérons qu'ils sauront répondre « Mais c'est grâce à Dieu » ! Le pasteur a bien prêché aujourd'hui ? Nous allons le féliciter et le remercier ? Nous espérons qu'il saura répondre « Mais c'est grâce à Dieu ». Lorsque vos amis, vos proches, vos collègues de travail vous féliciteront, pensez à répondre par cette expression : « C'est grâce à Dieu ». En le faisant vous reconnaitrez que c'est Dieu qui vous donne la force d'accomplir des exploits. En le faisant vous commencerez aussi à parler de Dieu aux autres et vous susciterez les réactions et les questions. Et petit à petit vous saurez aussi persuader et supplier ceux qui vous entourent. En effet nous l'avons entendu dans cette lettre de Paul, alors que nous avons même du mal à parler de Dieu, Paul nous montre que nous sommes même appelés à convaincre les autres et à les supplier. Or depuis combien de temps n'avons-nous pas supplié quelqu'un ? A part nos parents pour qu'ils nous achètent le dernier iphone, ou nos enfants pour qu'ils arrêtent de se disputer et pour qu'ils se tiennent tranquilles ? Depuis combien de temps n'avons-nous pas supplié quelqu'un de se réconcilier avec Dieu ?

Je vous en supplie !

Si nous sommes attentifs à l'enseignement des apôtres, si nous sommes de nouvelles créatures et que nous nous soucions de grandir en nous plaçant aux pieds du maître, comme des disciples, alors nous allons parfois sentir un sentiment d'urgence face à ceux qui nous entourent. Et parfois nous nous mettrons à supplier quelqu'un parce que Dieu nous aura montré que c'était le moment. Evidemment nous n'allons pas passer notre temps à supplier tous ceux que nous croisons dans la rue. Nous allons parfois discuter et chercher à convaincre, avec douceur et intelligence. Lorsque nous ne saurons pas quoi répondre, nous le dirons avec humilité, puis nous reviendrons vers ces personnes, après avoir réfléchi et nous continuerons à discuter. Parfois il faudra savoir se taire. Et d'autres fois, il faudra savoir supplier, notamment lorsque nous sentirons que quelqu'un est prêt mais qu'il n'arrive pas à se décider. Nous pourrons alors supplier cette personne de se réconcilier avec Dieu. Comme nous pourrons un jour supplier un frère ou une sœur de se réconcilier avec nous !

Que Dieu nous montre le chemin. Si nous n'avons pas encore reçu son trésor. Si nous ne nous sommes pas encore « mariés » avec lui, alors ne tardons pas à le faire. C'est aujourd'hui le jour du salut ! Et si nous l'avons fait et que nous avons l'impression que notre vie est un peu tiède et que nous ne ressemblons pas beaucoup à ces chrétiens dont parlent Paul, qui tentent de persuader ceux qui les entourent et qui n'hésitent pas non plus à les supplier, alors il nous faut peut-être revenir aux pieds de Jésus pour redevenir un disciple attentif aux paroles du maître. Lorsque nous manquons des occasions, Dieu ne nous accable pas. Lorsque nous remettons des choses importantes (et notamment le temps que nous pouvons accorder à Dieu) à plus tard, Dieu ne nous accable pas. Mais il nous montre que nous sommes en train de nous faire du mal. Nous sommes en train de mépriser sa sagesse. Offrons-lui toute notre vie. Faisons du sport pour lui, de la musique pour lui … et reconnaissons régulièrement que ce que nous faisons et accomplissons, c'est … grâce à Lui ! Et décidons de grandir dans notre connaissance, dans notre amour, dans notre sagesse … car le temps est compté et nous allons un jour comparaître devant notre Dieu. Son nom ? L'Eternel, le Dieu de l'univers (Amos 4,12). Préparons-nous donc aujourd'hui pour ne pas être surpris demain !

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